jeudi 15 juillet 2010

Ma tenue de travail du Stampede

Je ne sais pas si j'ai déjà mentionné que pendant le Stampede, il est d'usage de s'habiller en cow-boy pour aller travailler. Ca peut paraître difficile à croire mais beaucoup d'employés jouent le jeu, à tel point qu'on peut se sentir stupide si on est habillé normalement. J'ai donc mis mon grain de sel dans cette amusante tradition et voici donc comment j'étais habillée aujourd'hui pour aller travailler :

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dimanche 7 février 2010

Les nouvelles de février

Voici un petit point sur ma vie au Canada pour mon deuxième mois de février.

Le temps...

Il ne fait pas très froid. L'hiver est hors compétition en comparaison à celui de l'an dernier. Nous n'avons eu que quelques journées à -20°C/-30°C en décembre et maintenant les températures ne descendent guère plus bas que -10°C. Bon, faut-il s'en plaindre ? J'aurais aimé une expérience canadienne un peu plus exotique quand même et mon long manteau en plumes d'oie commence à prendre la poussière dans le placard de l'entrée...

Mon travail

Comme je n'ai pas fait de billet exprès pour en parler, j'annonce pour ceux qui ne seraient pas au courant que je travaille à la ville de Calgary depuis le 26 août dernier. Oui, cela fait donc plus de 5 mois que j'ai quitté un emploi de "contractor" à mi-temps pour occuper un "vrai" emploi à plein temps pour le gouvernement. Pas complètement "vrai" puisque c'est un contrat temporaire de 6 mois qui sera (j'espère) renouvelé le mois prochain pour 6 autres mois, et ainsi de suite. Ce type de contrat semble avoir beaucoup de succès à la ville de Calgary : certains salariés resteraient en contrat temporaire pendant des années...

Je travaille au sein du département "Customer Service & Communications" de la ville, et plus précisément au sein du sous-département "Customer Marketing & Communications" de ce département, et encore plus précisément au sein du groupe "Corporate Web Services" de ce sous-département (oui, il y a beaucoup d'échelons à la ville de Calgary...) qui, comme son nom l'indique, est spécialisé dans les projets Web. En réalité, il y a d'autres départements et personnes qui s'occupent des sites Internet/Intranet de la ville, d'ailleurs j'ai un peu du mal à comprendre exactement qui fait quoi et comment, c'est l'inconvénient de travailler dans une si grosse structure. Je fais toujours du développement/graphisme Web mais l'organisation au sein de la ville rend le travail assez différent de mes précédents emplois, surtout en ce qui concerne la souplesse et la rapidité des procédures (il ne faut pas être trop pressé quand on a besoin d'un nouveau logiciel par exemple).

Bien que je sois en contrat de 6 mois, je suis une "vraie" salariée puisque j'ai un salaire régulier toutes les deux semaines et que je paie des charges. Je cotise donc à la retraite, etc, et j'ai même une mutuelle. Je paie des impôts directement à la source (sur ma fiche de paie) alors qu'il faut encore que je paie ceux des mes emplois de "contractor". Je travaille 35 heures par semaine pour un salaire franchement plus élevé que celui de mon emploi en France. Cependant, j'ai moins d'avantages sociaux (si je voulais passer ma retraite au Canada, il faudrait que je cotise à un fond privé par exemple) et surtout... beaucoup moins de vacances !

Il faut savoir également que les Canadiens commencent et finissent le travail très tôt. Ainsi, j'arrive au boulot vers 08h00 et je repars le "soir" vers 16h00 ou 16h30, en fonction de la durée de ma pause déjeuner. Si je décide de rester travailler jusqu'à 17h00, je me retrouve à travailler dans un bureau vide avec l'agent d'entretien qui vient passer l'aspirateur à côté de moi... Oui, 17h00 est considérée comme une heure tardive pour finir le boulot ici. L'avantage pour les Canadiens est qu'ils peuvent rentrer tôt chez eux et profiter de leur famille, s'occuper de leurs enfants, etc. Mais quand on n'a pas d'enfants et qu'on rentre chez soi avant 17h00, les soirées peuvent paraître très longues. D'où l'intérêt d'avoir des activités extra-professionnelles, voir ci-dessous.

Mes activités

Elles sont plus nombreuses qu'en France car, forcément, j'ai plus de temps.

Ce trimestre, je fais de la danse moderne, du patin à glace (troisième session de cours depuis que je suis au Canada) et du bénévolat dans deux associations différentes.

Le bénévolat s'effectue de façon bi-mensuelle, c'est-à-dire qu'une semaine je vais dans une association, l'autre semaine dans l'autre. Cela permet de varier un peu les plaisirs. La première association, pour laquelle je travaille depuis plusieurs trimestres, est un centre de soutien pour femmes enceintes. Malheureusement, les clients sont peu nombreux, ce qui rend les soirées de bénévolat très longues. L'autre association, pour laquelle je travaille depuis un mois seulement, est un refuge pour familles sans-abri et j'y vais pour jouer avec les enfants : c'est beaucoup plus actif que ce que je fais pour la première association.

Ces activités ont le mérite de m'occuper 3 soirs par semaine. Restent les activités du week-end : shopping, promenades, entraînement de patin, ski (s'il ne fait pas trop froid et que je ne suis pas malade comme ce week-end) et visites. Le week-end prochain étant un week-end de 3 jours, nous allons en profiter pour retourner à Edmonton. A part ça, nos projets de week-ends jusqu'en mars restent essentiellement liés aux sports d'hiver, qui reste quand même l'activité reine de l'hiver canadien.

mardi 26 janvier 2010

Le vin de glace

J'ai eu récemment l'occasion de goûter à cette formidable spécialité culinaire canadienne qu'est le vin de glace.

Bon, en réalité, le vin de glace fut à l'origine inventé en Europe, plus précisément en Allemagne, et ce vers la fin du XVIIIème. Mais il est facilement devenu une spécialité canadienne (le premier vin de glace du Canada ayant été produit en 1973) puisque, comme son nom l'indique, la production de ce vin nécessite un environnement froid.

En effet, le vin de glace (ou "ice wine" en anglais) est produit à partir de raisins vendangés gelés. La température doit descendre en-dessous de -8°C avant que l'on puisse le presser. Le gel du raisin résulte en une importante concentration de sucre, ce qui donne ensuite au vin un goût sucré particulier (et délicieux !). Voilà pourquoi les vins de glace les plus réputés se produisent au Canada, en Autriche et en Allemagne.

Personnellement, je n'avais jamais goûté de vin de glace avant mon arrivée au Canada. Après avoir entendu du grand bien de ce type de vin, j'ai décidé de tenter une dégustation. Il y a quand même un gros bémol à la consommation du vin de glace : c'est un produit cher. En effet, le coût de fabrication du vin de glace est très élevé, la perte de jus en cours de production étant beaucoup plus importante que pour un vin classique.

J'ai choisi de tenter un vin du vignoble réputé Inniskilin venant de la péninsule du Niagara, région très connue pour ses vins de glace. Pour ne pas prendre de risque, j'ai opté pour la petite fiole à 50 ml qui coûtait un peu plus de 8 dollars canadiens (un peu plus de 5 euros), sachant que la "grande" bouteille de 375 ml coûte plus de 50 dollars (33 euros) et je confirme que ce n'est pas la marque la plus chère ! En réalité, c'est un vin qui se consomme comme une liqueur, c'est-à-dire par petites quantités, sauf que contrairement à une liqueur, le degré d'alcool est de moins de 10% !

Ma fiole a été expédiée en quelques gorgées. Il faudra que j'investisse dans une plus grande bouteille car c'est trop bon : la saveur est indescriptible. Pour qui aime les vins un peu sucrés, je vous le conseille.

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jeudi 17 décembre 2009

Le retour de l'hiver

Etant donné qu'il est revenu il y a déjà quelques semaines, je me suis dit qu'il fallait peut-être que j'en parle.

Oui, l'hiver est bien là. Après un automne anormalement long (paraît-il), nous avons eu droit, dès la deuxième semaine de décembre, à une chute soudaine des températures accompagnée d'importantes chutes de neige.

Les températures sont descendues jusqu'à -32°C et même plus bas si on tient compte du windchill, ou vent froid ( j'avoue d'ailleurs que j'ai l'habitude de retenir la température hors windchill et que je suis perturbée par les gens qui retiennent la température windchill et qui me surprennent à dire qu'il fait -30°C alors que j'ai vu à la météo qu'il ne faisait "que" -25°C...).

Qui dit hiver dit retour des écharpes/cache-nez, des gants (bien enfoncés dans les poches sinon c'est foutu), du gros manteau en plumes d'oie, etc. Retour aussi d'une certaine organisation : rajout ou enlèvement de couches selon si on est à l'intérieur ou l'extérieur, besoin d'une deuxième paire de chaussures pour le bureau car je n'aime pas me promener dans le building municipal avec mes bottes de neige, etc.

Et attention à bien regarder la météo TOUS LES MATINS car on a très souvent des surprises. Comme cette semaine où les températures sont remontées jusqu'à +4°C aujourd'hui (wow) ! Ca change tout en terme d'habillage !

Sont également revenues mes plaintes permanentes contre le chauffage de chez moi qui soit ne marche pas du tout, soit marche mal, soit fait beaucoup de bruit ce qui fait qu'on doit le baisser et avoir encore plus froid...

Sont revenues également mes craquelures sur les mains car, je le rappelle, l'air est EXTREMEMENT sec à Calgary, donc vivent les pommades et autres lotions hydratantes !

Et ma tenue de bibendum n'a guère changé depuis l'an dernier, la preuve par l'image :

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vendredi 4 décembre 2009

Joyeux anniversaire !!!

Oui, car aujourd'hui cela fait tout juste un an que je suis arrivée au Canada. Un an que j'ai débarqué à l'aéroport de Calgary avec mes deux valises de 23 kilos chacune et ma paire de skis.

Il y a un an, ma préoccupation principale était de savoir si j'allais trouver un boulot et si j'allais survivre le rude hiver canadien dont tout le monde m'avait parlé : "Tu vas au Cananada ??? Tu vas avoir froid l'hiver !", "Tu te rends compte ? Il fait -30 degrés l'hiver !".

Il y a un an, j'avais pris toutes les précautions nécessaires pour survivre dans le grand froid au sortir de l'aéroport. Résultat : ils ont annoncé une température extérieure de très précisément 7 °C au moment de l'aterrissage et c'est là que je me suis dit : "Zut alors ! Tu parles d'une aventure !".

Il y a un an, je ne savais donc pas ce que c'était que de marcher sous -20°C ou -30°C et finalement ce n'est pas si horrible que ça puisque j'ai survécu.

Il y a un an, je ne savais pas qu'en fait je galérerais à trouver un boulot parce que j'arrivais en plaine récession. Oui, il y a un an, j'étais très optimiste car j'avais lu quelque part que le chômage à Calgary était à environ 3% (ce qui était sans doute encore le cas quelques mois avant que j'arrive).

Il y a un an, je ne savais pas non plus que je finirais (au bout de 8 mois) par trouver un super boulot a la ville de Calgary après plusieurs contrats précaires (ceci dit, mon emploi actuel est précaire aussi dans le sens où ce n'est pas un CDI).

En un an, j'ai eu trois emplois différents.

En un an, j'ai fait du bénévolat pour plusieurs associations différentes sachant que je n'en avais jamais fait auparavant. Je confirme que Calgary est une super ville pour se lancer dans le bénévolat car beaucoup d'opportunités y sont offertes.

En an un, j'ai pris des cours de patin, de fitness, de danse, d'anglais et de natation.

En un an, je suis sortie de Calgary. J'ai bougé en Alberta : les rocheuses, les prairies, Edmonton, Jasper... Et plus loin puisque je suis allée jusqu'a Toronto et meme jusqu'aux Etats-Unis (Las Vegas, puis New-York).

En un an, j'ai rencontré plein de gens différents et découvert que les Canadiens étaient différents des Américains (plus réservés et peut-être un peu plus évolués) ainsi que très respectueux et polis (ceci dit, rien ne vaut un bon Français qui gueule et se plaint).

En un an, je n'ai pas vu la France.

En un an, je n'ai pas mangé de raclette.

En un an, je n'ai pas lu un album de XIII ni meme aucun album d'une "vraie" bande dessinée (d'apres ma definition).

En an un, je n'ai pas ouvert un bouquin d'Amélie Nothomb.

En un an, je ne suis pas tombée sur "Plus belle la vie" à la télé (ce qui fait partie des choses positives).

En an un, je n'ai pas déjeuné dehors en plein hiver (vive le climat niçois qui autorise le pique-nique toute l'annee !).

En un an, j'ai senti une seule fois l'odeur de la mer, ou plutot de l'océan, lorsque j'etais a New-York, et cela m'a fait bizarre.

En un an, j'ai découvert la courge spaghetti, "So you think you can dance", le rodéo, la danse bollywood, Stephen Harper, le sandwich à la dinde fraîche, les matchs de hockey sur glace, l'ours grizzli et l'Imac !

En un an, j'ai écrit 57 billets et reçu 118 commentaires !

dimanche 1 novembre 2009

Premier Halloween canadien

Hier soir, le 31 octobre, était le soir d'Halloween. Halloween, ici, ce n'est pas une opération commerciale comme en France (où ça marchait très moyennement la dernière fois que j'y étais). Au contraire, c'est une vraie tradition ancrée dans la culture canadienne. On n'a pas peur de se déguiser, même pour aller travailler ! Les enfants attendent ce soir avec impatience pour aller "trick-or-treating" chez les voisins et récolter plein de bonbons/chocolats/cadeaux. Pour les plus grands, c'est l'occasion d'aller à des soirées déguisées ou de traîner dans les bars/boîtes avec les costumes les plus effrayants.

Nous avons nous aussi décidé de participer à cette importante célébration. Déguisement de rigueur, la preuve en images :

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Une nuisette (oui, c'est bien une nuisette !), un boa, un zeste de maquillage, un soupçon d'imagination... et le tour est joué !

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Déguisement bling-bling à côté de notre tête de mort décorative !

jeudi 25 juin 2009

Petit point sur ma situation professionnelle

Au cas où les gens qui viennent sur mon blog penseraient que je ne fais rien de spécial au Canada à part visiter la région et manger des cookies, je confirme que je suis bien venue au Canada pour... travailler !

Oui, parce que mine de rien, il faut encore pouvoir payer le beurre de cacahuète que l'on met dans les cookies ! Et pour avoir des sous, en principe, c'est plus facile en travaillant (bon, c'est vrai, il y aussi le loto, le cambriolage de banques...).

Depuis environ trois mois, je suis "contractor" pour une agence de référencement. Qu'est-ce qu'un contractor ? En français, cela pourrait se traduire par "Travailleur indépendant" puisqu'il s'agit de quelqu'un qui n'est pas directement rattaché à l'entreprise (pas salarié) mais qui lui offre ses services. On peut aussi parler de sous-traitant ou de consultant.

Au Canada, c'est très simple d'être contractor. Il suffit de travailler pour l'entreprise en question (un contrat n'est même pas obligatoire) et de lui envoyer une facture régulièrement avec le nombre d'heures écrit dessus et la rémunération due (un tarif horaire aura été défini au préalable entre les deux parties). Tant que l'on travaille en son propre nom, aucun statut n'est nécessaire et il n'y a pas de charges à payer sauf... les impôts qu'il faudra déclarer à la fin de l'année.

En France, c'est beaucoup plus compliqué d'être travailleur indépendant. Il faut absolument se déclarer en tant que travailleur indépendant aux impôts et avoir un statut. N'importe quel statut implique beaucoup de charges à payer et beaucoup de paperasseries. Pour palier à ce problème, j'avais trouvé la solution d'adhérer à la Maison des Artistes ce qui me permettait d'avoir moins de charges à payer et des formalités beaucoup plus simples.

Mais au Canada, c'est encore plus simple. Par contre, être contractor a certains inconvénients évidents :

- On n'a pas la même sécurité financière que si on était salarié : si pendant une période il n'y a pas de travail, on n'est tout simplement pas payé.
- On ne paie pas de charges obligatoires mais il faut quand même penser à sa retraite, sa mutuelle, etc, et donc s'assurer par ailleurs.
- On n'a pas de congés payés.
- On a beaucoup moins de sécurité au niveau du poste car un contractor peut se faire virer du jour au lendemain si on n'a plus de boulot à lui donner. (C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivée lors de ma première expérience canadienne.) Ceci dit, un salarié peut se faire virer en deux semaines ici, ce qui est un peu mieux mais rien à voir avec la procédure de licenciement française.
- Ne pas être salarié fait qu'on vous fait moins confiance pour certaines choses : c'est plus difficile d'obtenir une carte de crédit par la banque par exemple.
- On peut vous obliger à utiliser vos propres outils de travail (ordinateur, etc).

Et heureusement, il y a des avantages à être contractor :

- On a plus de souplesse pour les horaires : on peut en principe gérer son emploi du temps et, s'il n'y a pas de boulot, il n'y a rien qui nous oblige à rester devant le PC à ne rien faire.
- Si un jour je n'ai pas envie de travailler pour x raison, en théorie on ne peut pas me forcer à le faire. (Par contre, je ne serai pas payée.)
- Le fait de ne pas avoir de charges à payer peut être un avantage financier si on n'a pas vraiment besoin de ce qui en résulte, comme dans mon cas : j'ai droit à la sécu gratuite en Alberta comme tout le monde, je profite de la mutuelle du monsieur et cotiser à la retraite canadienne a peu d'intérêt pour moi vu que je n'ai pas l'intention de prendre ma retraite au Canada.

Par contre, je précise que concernant le différence contractor/employee, elle n'est que théorique. Bien souvent, on peut se retrouver dans une situation où il est difficile de déterminer ce que l'on est réellement. Par exemple, dans le premier boulot que j'ai fait, j'avais en principe le statut de contractor mais j'étais soumise aux mêmes horaires de travail que les autres. Si je n'avais pas de travail, j'étais contrainte de rester à mon poste jusqu'à 17 heures, ce qui était à la fois un inconvénient et un avantage puisque, en contrepartie, j'avais le droit d'être payée à ne rien faire. Ceci dit, c'est justement parce que j'étais payée à ne rien faire que je me suis fait congédier au bout de deux semaines.

Maintenant, je suis toujours contractor à nouveau mais je gère complètement mes horaires. J'ai la chance d'avoir obtenu de mon chef un bureau où je peux aller travailler (car j'ai horreur de travailler de chez moi pour ceux qui l'ignoreraient) et je choisis l'heure à laquelle je vais au travail, ainsi que l'heure à laquelle j'en reviens. Si un jour j'ai envie de travailler de chez moi, je peux le faire aussi. Par contre, quand il n'y a pas du tout de travail, comme en ce moment, c'est déprimant car je sais que je toucherai $0,00 pour aujourd'hui....

mercredi 1 avril 2009

Les cookies au beurre de cachuètes et pépites de chocolat

Puisque j'ai fait envie à certain(e)s, voici une de mes recettes de cookies faits maison :

Il vous faut :

- 125 ml de beurre de cacahuètes (on en trouve en France, j'espère ?!)
- 75 ml de sucre
- 60 ml de beurre ramolli
- 1 oeuf
- 60 ml de lait
- 1/2 cuillérée à café d'extrait de vanille (ou de sucre vanillé, selon ce que vous avez sous la main)
- 375 ml de farine
- 1/2 cuillérée à café de levure chimique
- 1/2 cuillérée à café de bicarbonate de soude
- plein de pépites de chocolat

Faire préchauffer le four à 375°F (environ 190°C, ouais je me la pète avec mes Fahrenheit !).

Mélanger le beurre de cacahuète, le sucre et le beurre dans un saladier jusqu'à ce que le mélange soit léger et crémeux.
Ajouter l'oeuf, le lait et la vanille. Bien mélanger.
Rajouter la farine, la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Rajouter les pépites de chocolat selon la quantité que l'on souhaite (mieux vaut en mettre pas mal). Bien mélanger.

Recouvrir une plaque de cuisson de papier ciré.
Y mettre des grandes gouttes du mélange que l'on vient de faire (de la taille d'une cuillère à soupe environ) en les espaçant de 5 cm environ (en pensant que les cookies s'étaleront à la cuisson).
Mettre dans le four et faire chauffer pendant 12 minutes, jusqu'à ce que les cookies soient légèrement dorés.
Laisser reposer pendant 10 minutes (les cookies continuent à durcir une fois sortis du four).

Et voilà le travail. Miam !

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mardi 17 mars 2009

Mes nouvelles petites habitudes...

Car quand on change de pays, les habitudes changent. Un petit point sur ce qui a changé dans mon mode de vie depuis que j'habite au Canada :

- Alors qu'en France, je n'avais pas grand-chose à faire de la météo, ici je la regarde TOUS LES JOURS, le plus souvent juste avant de sortir de chez moi.

- J'ai 3 ou 4 manteaux d'hiver différents, dont chacun convient à une tranche de températures différente (celui des -30°C/-20°C, celui des -15°C/-10°C, etc).

- Je ne sors absolument jamais de chez moi sans avoir mes 3 accessoires indispensable, au moins rangés dans mon sac : mes gants, mon bonnet, mon écharpe.

- Quand je me promène en ville, je ne dois plus faire attention à la foule (l'Amérique du Nord étant peu peuplée) mais plutôt à la neige, à la glace et aux grosses flaques d'eau (formées par la fonte des neiges/glaces).

- Au restaurant, je n'ai plus à interpeller trois fois le serveur pour qu'il m'apporte une carafe d'eau. Dans beaucoup de restaurants, le serveur vient même me servir spontanément en eau glacée et veille à me resservir lorsque mon verre se vide (même si c'est de l'eau et que c'est gratuit !).

- Au restaurant, je dois faire des calculs à la fin de chaque repas pour déterminer combien je dois laisser comme pourboire sachant que c'est autour de 10-15% en général. (C'est l'inconvénient qui correspond à l'avantage cité juste au-dessus.)

- Au restaurant, quand le serveur vient prendre le billet avec lequel je paie, il me demande si je veux récupérer la monnaie (ce que je trouvais très impoli au début, jusqu'à ce que je comprenne que c'était comme ça dans tous les restaurants).

- Des gens que je n'ai jamais absolument rencontrés de ma vie me demandent comment je vais. Ca les intéresse vraiment ???

- Paradoxalement, les gens qui habitent dans mon immeuble ne me disent que rarement bonjour. Est-ce que je suis tombée sur un immeuble d'impolis ou est-ce que c'est une habitude canadienne de demander comment ça va au client d'un magasin mais de snober son voisin de palier ??!!!

- Comme viande, je ne peux plus manger ni agneau ni canard car je n'en trouve pas (sauf au restaurant).

- Comme légumes, je ne mange plus de lentilles car je n'en trouve pas, du moins pas des lentilles en boîte comme celles que je mangeais en France. Dommage, elles étaient riches en fer !

- Comme chocolat, je suis passée du Crunch au Toblerone (n'empêche, c'est super bon la fondue au chocolat de Toblerone !).

- Comme biscuits, je suis passée aux Oreo et aux cookies que je fais moi-même, au beurre de cacahuète notamment.

- Les tomates que j'achète ne viennent plus d'Espagne mais du Mexique ou de Californie.

- Quand je regarde la télévision, j'ai un bouquin à côté de moi qui me permet de patienter pendant les pubs.

- Quand je regarde la télévision et que j'ai envie de faire pipi, je sais que ce n'est pas grave car je vais pouvoir y aller dans dix minutes au maximum.

- Quand je loue un DVD en bas de chez moi, j'ai une semaine pour le regarder et non plus un ou deux jours (ce qui me laisse largement le temps de visionner mes 4 épisodes de 24 !).

- Quand je vais acheter des bières, on me demande ma carte d'identité.

- Quand je fais des courses en prévision d'une soirée et que je veux acheter le vin en même temps que le reste, et bien je ne peux pas. L'alcool ne se vend que dans les liquor stores, pas dans les supermarchés.

- Quand je regarde le nom des produits au supermarché, ils sont écrits en français et en anglais, et le français utilisé me paraît souvent très étrange (vive le Québec !).

- Quand je m'apprête à traverser la rue, je SAIS qu'on va me laisser passer.

- Quand je m'apprête à traverser la rue, je fais bien attention à ce que le feu soit pour moi avant d'y aller car du coup moi aussi je dois respecter les automobilistes et je ne veux pas passer pour la Française impolie.

- Quand j'achète quelque chose, je dois penser que ça sera plus cher au passage en caisse à cause de la taxe de 5% qu'il faut rajouter (et encore qu'on a de la chance en Alberta car dans les autres provinces c'est 15%).

- Quand je fais du shopping, plein de choses sont en solde même hors période de soldes.

- Quand je prends les transports en commun, il n'y jamais de grève (même s'il y a d'autres problèmes).

- Quand je prends le bus et que je souhaite demander l'arrêt, je n'ai pas besoin de me lever pour appuyer sur le bouton : je n'ai qu'à tirer sur le câble jaune qui est juste au-dessus de moi.

- Quand je vais à la bibliothèque, je ne peux plus emprunter de bandes dessinées, du moins pas comme celles que l'on a en France. Ils ont au mieux des comics et des mangas, et encore, même ceux-là ils n'en ont presque pas.

- Quand je me promène, tout me paraît nouveau et propre sauf... dans les transports en commun !

- Ah, et puis j'oubliais : quand je communique avec les gens ou que je regarde la télé ou que je lis, c'est tout en anglais !

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive.

vendredi 6 février 2009

Comment vivre sans moyens de communication ?

C'est ce que j'ai dû faire pendant trois jours puisque mardi après-midi, à 4 heures, tous les services de Shaw (la super grande entreprise de communications du Canada) m'ont lâchée : plus d'Internet, plus de téléphone et plus de télévision câblée (ce qui veut dire plus de télévision du tout).

Ce n'est particulièrement pas pratique lorsque l'on cherche un emploi : "Et si on essaie de m'appeler pour me dire que je suis embauchée, ce ne sera pas possible !", "Et si on m'envoie un e-mail pour me proposer un entretien, je ne pourrai pas le lire !", et si, et si, et si... Bref, il faut que tout revienne, sinon ma vie est foutue !!!

Comment faire pour contacter Shaw quand on n'a plus de téléphone fixe et qu'on a décidé de ne pas avoir de téléphone portable ? La meilleure solution que j'ai trouvée consiste à aller directement les voir. J'ai de la chance : ils ont un bureau sur la 3ème avenue SW et il ne me faut qu'une petite demi-heure pour aller me plaindre. Le mercredi matin, dès la première heure (8h15), je suis chez eux.

Très intéressant : on me dit que c'est bizarre, que tout devrait marcher, qu'il n'y a aucun problème avec mon compte, c'est limite si on ne me traite pas de menteuse (ceci très gentiment, les Canadiens étant des gens très courtois). "Oui, mais ça marche pas." "Si ça ne marche pas quand vous revenez chez vous, appelez ce numéro." "Vous ne comprenez pas, je ne peux pas appeler, je n'ai plus de téléphone !". "Ah..." Donc le monsieur accepte gentiment d'appeler le service technique qui est (j'en ai déjà fait l'expérience) très très lent à répondre. Ce n'est pas grave, j'ai le temps.

Finalement, on me booke un rendez-vous avec le technicien pour le lendemain matin. "Est-ce qu'il y a un numéro de téléphone où on peut vous appeler cet après-midi ?" Non, rien du tout, j'ai pas de portable, rien. Bon. On me dit que peut-être qu'en fait quelqu'un arrivera à venir l'après-midi. Il faut donc que j'attende sagement chez moi toute l'après-midi au cas où le technicien viendrait. S'il ne vient pas, c'est qu'il viendra demain matin. OK.

A la fin de la matinée, je me dis qu'il faut quand même que j'aille consulter mes e-mails. D'où ma première expérience dans un cyber café calgarien, heureusement pas trop cher : un peu plus de 2 dollars pour 25 minutes. Après avoir consulté mes e-mails (je ne suis toujours pas embauchée), je me dis que ce ne serait pas mal de consulter mon répondeur téléphonique. Et c'est là que je me retrouve à faire quelque chose de très incongru : appeler d'une cabine téléphonique.

Car il existe encore des cabines téléphoniques à Calgary même si, comme en France, on pourrait croire qu'elles ont toutes été détruites suite à l'apparition des téléphones portables. Je pensais que je n'en trouverais pas mais il a fallu que j'en aie besoin pour découvrir qu'il y en avait (même si elles sont bien en voie d'extinction). A côté de chez moi, sur la 17ème avenue, il y en a même 3 à quelques dizaines de mètres de distance. Youpi !

Il faut que je réaprenne à me servir d'une cabine téléphone. D'après les instructions, on peut utiliser des pièces : 35 cents et pas un de plus car ça ne rend pas la monnaie. Je fouille dans mon porte-monnaie pour dénicher les 35 cents. Ensuite, il me faut du temps pour comprendre comment ça marche... Est-ce que je dois mettre les pièces avant de décrocher ou après ? Est-ce que je compose le numéro avec ou sans l'indicatif régional ? Quand ça ne marche pas, c'est qu'en fait je n'ai pas mis les bonnes pièces ou qu'elles n'ont pas été acceptées par l'appareil (il a fallu que j'appelle l'opérateur pour comprendre que l'appareil rejetait mes pièces ou comment passer pour une idiote...). C'est là qu'on se rend compte du mal qu'on peut avoir à utiliser un outil archaïque dont on n'a plus l'habitude. Quand j'étais petite, j'avais une maîtrise surprenante des cabines téléphoniques ! Tout ça pour que finalement j'arrive à appeler mon répondeur, sauf que la voix qui me demande mon numéro de téléphone et mon mot de passe refuse de reconnaître mon mot de passe ! Mais c'est pourtant le bon mot de passe, grrr, grrr... Thanks for choosing Shaw !

Dépitée, je rentre chez moi pour attendre l'arrivée éventuelle du technicien. Je passe donc l'après-midi sans télévision ni Internet à attendre le technicien qui ne vient pas : c'est fou comme on peut se trouver à court d'idées pour s'occuper dans ces cas-là. J'en profite pour me découvrir de nouvelles activités passionnantes, comme le ménage ! Argghh. A 5 heures, je sais que le gars ne viendra plus et je suis enfin libérée. Tant mieux, car il faut que j'aille à mon premier cours de patin !

Le lendemain matin, je dois encore l'attendre car s'il n'est pas venu hier, c'est qu'il viendra aujourd'hui. En principe. Il est censé venir avant 11 heures. A 10 heures, je suis déjà super énervée car je sens qu'il ne viendra pas du tout. A 11 heures, je me rends compte que j'ai raison et je décide d'attendre quand même jusqu'à midi (on ne sait jamais, il a peut-être beaucoup de retard). A midi, je déjeune en me lamentant sur mon sort de femme coupée du monde. En début d'après-midi, je retourne à la cabine téléphonique pour appeler Shaw et me plaindre deux fois plus que la dernière fois. Mis à part le fait qu'ils sont longs à avoir, je n'entends quasiment rien du message automatique d'attente. Je raccroche et décide de refaire les 25-30 minutes de marche pour retourner me plaindre.

On m'apprend que quelqu'un est bien venu chez moi la veille à 12h05 (si j'avais su je ne me serais pas embêtée à attendre toute l'après-midi, puis toute la matinée !) et qu'il a eu un problème d'"accès". Je ne suis pas sûre à 100% de l'heure à laquelle j'étais chez moi (vers midi, c'est sûr) mais paraît-il qu'il y a eu un problème d'accès à un endroit de l'immeuble extérieur à mon appartement, là où les connexions sont gérées. "Comment ? Quelqu'un de Shaw est déjà venu deux fois chez moi lors de l'installation et il n'y a pas eu de problème d'accès !" "Oui mais là si apparemment, il faut que vous appeliez votre "building manager" pour qu'il nous donne l'accès quand on reviendra demain." Heureusement, on me précise aussi qu'en compensation j'aurai droit à un mois de téléphone gratuit, c'est déjà ça. Thanks for choosing Shaw !

Une autre petite demi-heure pour rentrer chez moi et récupérer le numéro de la maintenance des immeubles dont le mien fait partie. Une autre escale à la cabine téléphonique pour appeler le numéro en question et leur parler du problème. C'est simple, me dit-on. Le technicien n'aura qu'à nous appeler quand il voudra accéder à l'endroit, et on lui donnera le code qu'il faut. Comme je veux être absolument certaine qu'il n'y aura plus d'embrouille quand le technicien reviendra demain, je refais l'aller-retour jusque chez Shaw pour leur donner le numéro en question. A défaut d'avoir pu sortir de chez moi de toute la matinée, j'aurai fait mon exercice physique du jour !

Ce matin, j'étais très stressée à partir de 10 heures, l'heure à partir de laquelle le technicien devait venir, me disant que cette fois-ci il avait intérêt à venir et préparant déjà mon speech de haine à destination de Shaw...

Tant pis pour mon speech car il est bien venu et miracle ! Presque trois jours plus tard, la communication avec le monde extérieur est restaurée. J'ai pu consulter mon répondeur téléphonique (pourquoi ça marche de chez moi et pas d'ailleurs reste un mystère) et ça ne servait à rien de paniquer : je ne suis toujours pas embauchée !

Le Chinook est passé...

Bien que je ne l'aie toujours pas "vu" ni "senti", je suis bien forcée d'admettre que le Chinook est passé à Calgary.

Autrement, comment expliquer une hausse de la température de ces derniers jours jusqu'à +10°C et des températures nocturnes positives (plus élevées qu'en France !) ? Je sais qu'il existe aussi la théorie du réchauffement climatique mais on est quand même au Canada ! Sans parler de la neige qui a presque complètement fondu ! Maintenant, il ne reste plus que des blocs de glace qui ne sont vraiment pas pratiques quand on se promène en ville : comme il fait trop chaud pour les snow boots, je manque de me casser régulièrement la figure avec mes baskets/chaussures de ville.

Ceci dit, la température rebaisse mais le Chinook reviendra sans doute bientôt...

Je continue à surveiller le ciel en espérant voir le "Chinook arch" mais pour l'instant, que nenni !

vendredi 16 janvier 2009

Les nouvelles de la mi-janvier

Comment se passe ma vie à Calgary, un mois et demi après mon arrivée ?

Il fait beaucoup moins froid ! +10°C aujourd'hui, wow ! Les températures sont en général positives depuis quelques jours, mais attention, ça risque fortement de re-baisser.

Je n'ai toujours pas trouvé d'emploi même si je commence à avoir quelques pistes, maigres pour l'instant, mais il ne faut pas perdre espoir... J'ai également quelques projets en freelance pour la France sur le grill, donc on va dire que je n'ai pas peur de mourir de faim pour l'instant...

J'ai trouvé quelques activités sympas. Je prends des cours d'anglais du soir qui sont très bien et en plus gratuits ! Ca n'a pas été évident à trouver car à chaque fois que j'allais dans une école de langue pour immigrés, on me disait que comme je n'avais pas le statut de résident on ne pouvait pas m'offrir de cours. Or, ceux que j'ai trouvés sont ouverts à tous, en plus les gens qui s'en occupent sont très sympas.

Je fais du sport car le monsieur m'a obtenu un abonnement d'un mois gratuit dans un immense centre de fitness, qui comprend notamment plusieurs grandes piscines et une piste de course pour faire son jogging. Comme ça je peux aller me défouler régulièrement. Je vais également commencer des cours de patinage en février.

Et ce week-end, pour la première fois, nous allons quitter Calgary ! Wouah... En effet, nous partons en week-end à Banff, la ville dont tout le monde nous parle ("Est-ce que vous êtes allés à Banff ?" "Comment ? Vous n'êtes même pas allés à Banff ?" "Il faut que vous alliez à Banff", etc), là où il y a plusieurs stations de ski. Je vais donc enfin pouvoir profiter vraiment de la neige puisque je vais skier !

Donc le bilan n'est pas trop mauvais pour l'instant. Il y a encore quelques progrès à faire (un boulot ! un boulot !) mais dans l'ensemble, ça pourrait être pire.

samedi 3 janvier 2009

Nouvelle année, nouveau logement, nouvelles photos

Et voici en prime quelques photos de la vue depuis notre nouvel appart !

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vendredi 2 janvier 2009

Nouvelle année, nouveau logement

Ca y est, nous sommes installés dans notre logement définitif depuis le 31 décembre.

Il s'agit d'un appartement trois pièces situé au sommet d'un immeuble de 13 étages. La situation est plutôt bonne puisque nous sommes près de la 17ème avenue, assez réputée pour sa diversité de restaurants, bars et autres lieux nocturnes. Nous sommes également à proximité du train, du supermarché Safeway et de pas mal de choses à pied.

L'avantage de l'appartement est qu'il a une vue assez dégagée : je mettrai une photo lorsqu'il fera plus beau.

On loue meublé et les meubles sont assez classes. Le style de l'appartement est plutôt moderne.

Voici les photos :

Le salon :

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La cuisine :

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La chambre principale :

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D'autres photos suivront sans doute dans un prochain billet !

mercredi 24 décembre 2008

Ce que je regarde à la télé au Canada

Dans mon billet "La journée type d'une chômeuse à Calgary", je n'ai pas mentionné l'importance de la télévision dans ma vie quotidienne qui est pourtant bien réelle.

Mis à part le fait que je vis avec quelqu'un qui est extrêmement dépendant du petit écran, ce qui m'oblige à le subir régulièrement moi aussi, la télévision a pour moi, petite chômeuse à Calgary, plusieurs avantages. Ainsi, ce fabuleux medium me permet de :

- découvrir les programmes qui existent au Canada et aux Etats-Unis
- découvrir plus en profondeur la culture nord-américaine
- me tenir un peu au courant de ce qui passe dans le monde
- et surtout pratiquer mon anglais de compréhension

Dans notre logement temporaire, nous avons le câble avec une cinquantaine de chaînes (pour moi c'est trop, pour le monsieur ce n'est pas assez) canadiennes et américaines. Nous avons même une chaîne québecoise, la seule qui soit francophone.

Je regarde beaucoup de séries dont la plupart existent aussi en France : Friends, Le Prince de Bel-Air, Sex and the city, Beverly Hills, Prison Break, Ugly betty, etc. En réalité, j'ai même du mal à trouver de bonnes séries qui ne sont jamais sorties en France car, disons-le franchement, ce qui marche bien ici marche en général bien en France. A part "Privileged", je n'ai trouvé aucune nouvelle série qui soit susceptible d'avoir un jour du succès en France. Par contre, je suis tombée une fois, en début d'après-midi, sur la série "Days of our lives". Quelle surprise de découvrir qu'elle existe vraiment et qu'elle n'a pas seulement été inventée par la série "Friends" ! Il y avait même des scènes avec des médecins/infirmiers dans un hôpital, comme quoi tout est vrai ! Ceci dit, je ne me suis pas attardée dessus très longtemps car ça avait l'air aussi intéressant que "Ca te barbera" et autres séries du même genre...

Je regarde pas mal de films américains, britanniques ou canadiens, dont certains que j'ai déjà vus en France, d'autres non.

Je regarde des émissions de jeux comme celles que l'on a en France. Ainsi, à midi, je regarde souvent l'équivalent américain d'"Une famille en or". D'ailleurs, je trouve que l'ambiance sur le plateau de l'émission est bien plus animée qu'en France : les candidats s'applaudissent eux-mêmes, suivis par le public, dès qu'ils donnent une réponse, avant même de savoir si elle est bonne. Et même si elle est mauvaise et qu'il y a donc la grosse croix qui s'affiche, ils continuent à s'applaudir, le public avec. Bref, les Américains sont des gens vraiment positifs !

Je regarde les chaînes d'informations, surtout CBC, la chaîne d'informations canadienne. Je jette aussi souvent un oeil sur Shaw car c'est la seule chaîne sur laquelle les températures calgariennes sont visibles en permanence.

Je regarde la chaîne Food, chaîne spécialisée dans ce qui se mange (d'où le nom) qui présente des recettes de cuisine et émissions culinaires. Très alléchant !

Je regarde certaines émissions de télé-réalité, par exemple "The biggest losers" dans laquelle des gros Américains doivent perdre du poids ou "What not to wear" qui est un équivalent très intéressant de "Un nouveau look pour une nouvelle vie".

Globalement on trouve le même type de programmes ici qu'en France. Par contre, il y a quand même une différence importante et très gênante : la quantité excessive de publicité !!! Que je regarde une série ou un film, sur la plupart des chaînes, il y a des coupures publicitaires toutes les 10/15 minutes !!! C'est systématique. C'est particulièrement agaçant lorsque l'on regarde un film d'1h30 ou 2h00 : le film semble ne jamais se terminer !

Quand je pense qu'en France, on a un chef d'Etat saugrenu qui trouve qu'il y a trop de pub à la télé et décide de la supprimer ! Je lui conseille de venir au Canada et il verrait ce que c'est que de la publicité vraiment envahissante...

vendredi 19 décembre 2008

La journée type d'une chômeuse à Calgary

Le matin, je me lève entre 8 et 9 heures, après que le monsieur soit parti au travail. Une des premières choses que je fais est de regarder la chaîne de télé Shaw, sur laquelle la météo calgarienne défile en permanence le matin. C'est indispensable pour savoir comment je dois m'habiller si je sors (ma tenue n'est pas la même selon s'il fait -25°C ou -10°C). Ensuite, je vais prendre le journal Calgary Herald que l'on nous glisse chaque matin sous la porte dans notre résidence. Je le lis en prenant mon petit déjeuner et je déprime légèrement car il y a à chaque fois un article sur le déclin de l'économie canadienne qui ne me rassure pas du tout par rapport à ma recherche d'emploi...

Ensuite, ma journée se divise en deux parties :

- une partie où je passe beaucoup de temps sur l'ordinateur à lire les messages envoyés pendant la nuit par la France (e-mails, commentaires sur facebook, commentaires sur mon blog, etc) et à y répondre éventuellement, à regarder les offres d'emploi, à postuler aux offres dans mon domaine s'il y en a (ça arrive parfois !), à faire des candidatures spontanées, à re-travailler mon CV, etc

- une partie où j'essaie de sortir un peu de chez moi quand même, soit pour aller faire des courses, soit pour régler des formalités administratives, soit pour améliorer ma recherche d'emploi : ainsi, ce matin, je suis allée dans une "employment agency" pour présenter mon cv et parler de mes compétences.

Parfois, en fin d'après-midi, je vais dans la salle de sports de la résidence qui est assez grande et bien équipée : je me défoule sur le tapis roulant pendant une demi-heure, je fais quelques exercices de muscu, etc

En fin d'après-midi, le monsieur revient (pas trop tard, en ce moment, c'est un peu mort au bureau apparemment) et on passe en général une soirée tranquille au chaud, sauf quand on est invités à manger par des Sud-africains (comme hier soir) qui nous entraînent ensuite dans la neige et les -23° pour faire la tournée des bars...

Franchement, mes journées sont sympas, je ne m'ennuie pas, mais franchement... Ce serait tellement mieux si j'avais un boulot !

mercredi 17 décembre 2008

La courge spaghetti ou ma première expérience culinaire

J'ai compris que certaines personnes s'inquiétaient de la façon dont je me nourissais au Canada, voire avaient peur que je ne trouve pas de quoi manger.

Je confirme donc qu'il y a bien des sortes de supermarchés au Canada dans lesquels on vend de la nourriture et que l'on appelle "grocery stores". A Calgary, les deux principaux grocery stores sont Co-op et Safeway. Il y a un Safeway près de notre logement tempraire ("près" voulant dire à 15/20 minutes à pied) et il y a même en bas de notre résidence ce que l'on appelle ici un "convenient store", ce qui peut se traduire en français par "supérette" ou "Arabe du coin" (quoiqu'au Canada ce serait plutôt "Chinois du coin"). Comme le "convenient store" est plus cher que le "grocery store", on préfère bien sûr marcher jusqu'à Safeway quand c'est possible mais le "convenient store" est pratique s'il nous manque juste un aliment (du lait, du fromage, etc). Nous avons donc en tout cas de quoi nous approvisionner en nourriture bien qu'il soit souvent difficile de trouver les mêmes produits qu'en France.

Chez Safeway, en faisant le tour du rayon de fruits et de légumes, j'ai découvert un fruit que je n'avais jamais vu auparavant et qui s'appelle le "spaghetti squash", ou "courge spaghetti" en français (comme je l'ai découvert après). Curieuse, j'ai décidé d'en acheter un et de le goûter. La courge spaghetti tient son nom du fait qu'après cuisson, sa chair se retire sous forme de filaments ressemblant à des spaghettis. Le pire, c'est que cela ressemble vraiment à des spaghettis et j'ai d'ailleurs vu sur Internet que ce fruit pouvait être utilisé lors de régimes pour remplacer les pâtes. Je pense qu'on peut trouver des "courges spaghetti" en France mais moi, je n'en avais jamais vu alors qu'au Canada, apparemment, ça se trouve partout ! Par contre, si c'est très rigolo, je trouve ça plutôt fade au goût. Le fruit mérite fortement d'être assaisonné/épicé après cuisson.

Pour cuisiner la courge spaghetti :
- la couper en 2 dans le sens de la longueur (pas une mince affaire) et enlever les graines
- la poser, chair vers le haut, soit dans un plat allant au micro-ondes, soit sur une plaque allant au four
- la faire cuire : 7-10 minutes au micro-ondes (avec un peu d'eau), 45 minutes au four
- après la cuisson, enlever les filaments formés à l'aide d'une fourchette
- saler, poivrer, épicer (on peut rajouter du parmesan, de la sauce tomate et tout ce qui se met en général sur des pâtes)

Et cela nous fait un légume rapide à préparer !

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dimanche 14 décembre 2008

Ma première rencontre avec les -20°C

Aujourd'hui était en apparence une journée comme les autres. Au réveil, tout semble normal : le ciel est brumeux mais clair et il ne neige même plus. Pourtant, la météo à la télévision le crie haut et fort, on a été prévenus depuis plusieurs jours : ça y est, le FROID, le vrai, est arrivé !

Même si dans l'appartement la température est toujours la même (vive le chauffage) nous savons que dehors, les températures dites "normales", c'est terminé : il fait -23°C !

Donc si l'on veut sortir de chez soi, c'est tout une organisation.

Et comme c'est bien gentil de regarder la télé et de travailler sur l'ordinateur mais au bout d'un moment on a quand même envie de pointer le bout de son nez dehors, -20°C ou pas, le commando est lancé...

Un changement radical de vêtements s'impose.

En haut : - maillot de corps spécial ski (acheté à Décathlon peu de temps avant le départ) - petit pull mi-saison - gros pull (pour un hiver français sur la côte d'Azur on s'entend) - long manteau en plumes d'oie spécial "arctic temperatures" acheté il y a quelques jours à Calgary

En bas : - collants - pantalon - chaussettes de ski - bottines d'hiver fourrées achetées il y a quelques jours à Calgary

Accessoires : - gants - bonnet canadien qui recouvre les oreilles - écharpe

Ainsi parée, je n'ai qu'une envie maintenant, c'est sortir, car j'ai... trop chaud !!!

Je me lance donc dehors sous les -23°c...

Ma première impression : il ne fait pas si froid que ça finalement (logique vu comme je suis habillée) Ma deuxième impression (quasi immédiate) : j'ai un peu de mal à respirer, quand même...

Après plusieurs tentatives de respiration (par la bouche, par le nez...), je comprends qu'il faut que je mette mon écharpe devant la bouche pour arriver à respirer facilement. C'est donc à ça que ça doit servir un cache-bouche (si j'ai l'occasion j'en achète un)

Heureusement, l'expérience a été rapide, le temps qu'on arrive jusqu'au +15 (le +15 étant le réseau piétonnier calgarien et non pas une témpérature).

La conclusion est que je n'ai pas eu froid sauf pour la partie découverte (le visage). C'est donc très supportable si l'on est bien équipé. Je me suis d'ailleurs un peu trop couverte pour cette première expérience (je ne savais pas à quoi m'attendre) : la prochaine fois, un seul pull suffira sous mon manteau en plumes d'oie. Finalement, c'était presque trop facile : vivement les -30°C qu'on s'amuse vraiment !

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mardi 9 décembre 2008

Premières impressions

Déjà, il ne fait pas très froid ce qui est étonnant pour le Canada : je pensais vraiment qu'il allait faire pas loin de -20°C, au mois de décembre quand même ! Ceci dit, on a quand même acheté des parkas en plumes d'oie pour températures arctiques en prévision de la prochaine chute de températures, surtout que plusieurs personnes ont essayé de nous faire peur en nous parlant des -40°C de l'hiver dernier. Je tiens à dire qu'on a visité tout un mall (centre commercial) et qu'on a trouvé un seul magasin où l'on vendait des manteaux spécifiquement fabriqués pour des températures extrêmement froides. Dans la plupart des magasins que j'ai vus, on ne se croit pas plus au Canada que sur la Côte d'Azur : on trouve surtout des vêtements légers, des tee-shirts, des chemises décolletées, etc. Il y a bien quelques manteaux mais qui vont pour un hiver français ! Bref, c'est dans un magasin spécialisé dans les sports d'extérieurs (randonnées, etc) que l'on a trouvé ce que l'on cherchait. Pareil pour les chaussures : je ne sais pas encore où acheter mes bottes de neige.

Ensuite, je trouve que les gens sont globalement assez accueillants, attentionnés et prêts à aider. Par contre, je les trouve moins extravertis qu'aux Etats-Unis, d'après mes expériences (ouais, parce que j'ai vécu aux Etats-Unis d'abord, c'est trop bien, je peux me la péter sur mon blog en racontant ma vie, ce que je ne fais jamais dans la vie réelle, yeaaaaaah !!!). Et aussi, autre remarque : les gens sont minces. Pourtant, l'Amérique du Nord (Canada inclus) est assez connue pour ses problèmes d'obésité, n'est-ce pas ? Et bien, à Calgary, il n'y a pas beaucoup de gros. Peut-être parce que l'Alberta est une très riche province, donc les gens sont riches. Or, la corrélation entre niveau social et obésité est assez récurrente. Ce n'est qu'une théorie mais c'est peut-être l'explication : les gens sont minces car ils sont riches.

vendredi 5 décembre 2008

Ca y est !

Ca y est, j'y suis !

Après un long parcours semé d'embûches : diverses formalités administratives à remplir en un temps record (du type aller deux fois de suite à la sous-préfecture de Grasse pour obtenir un permis international qu'on a déjà demandé par courrier il y a deux mois à la préfecture de Nice), un tri de vêtements déchirant (ou comment mettre tout son placard dans seulement 2 valises de 23 kilos ???), des exercices mathématiques ardus lors du pesage de valises maintes fois répété et tant redouté du type "si je pèse 59 kilos sans la valise (déjà, comment ça, je pèse 59 kilos ???!!!) et 83 kilos avec la valise, ça veut dire qu'il faut que j'enlève un kilo pour ne pas avoir à payer le supplément de 95 €...", sans parler du remplissage de cartons à vitesse chrono lors du déménagement (c'est quand on déménage qu'on se rend compte qu'on a trop de trucs chez soi), puis le ménage intensif avant de laisser l'appart aux locataires, bref...

Ensuite vint le voyage de 15 heures dont une escale de plus de 2 heures à Londres (qui m'a permis d'acheter le dernier bouquin de Sophie Kinsella, youpi !) puis 9h30 de vol Londres-Calgary qui sont passées très vite (car quand on passe la moitié du temps à regarder des films, l'autre à dormir, ça passe très vite).

A l'arrivée, énorme déception : il fait +7° C !!! Où sont les -20° C annoncés ??? Dire que j'avais fait exprès de mettre des habits chauds dans mon sac à dos pour pouvoir me changer juste avant l'atterrissage. Si c'est pour qu'il fasse la même température qu'en France, c'était bien la peine de quitter son pays ! (Ceci dit, il paraît que les températures descendent extrêmement vite ici, alors méfiance...)

Le passage à l'immigration a été relativement rapide. La dame en gilet pare-balle était tellement glaciale que j'ai eu peur un instant qu'elle ne me donne pas mon permis de travail. Mais heureusement, après un long regard sur nos papiers, elle a juste dit "OK. Comment vous payez ?" (Peut-être que les 150$ par permis de travail suffisent pour que les Canadiens soient accueillants...)

Un chauffeur indien (ou pakistanais ?) est venu nous chercher à l'aéroport avec une limousine (sauf qu'il en aurait fallu une bien plus grande pour tous les bagages qu'on avait) et nous a emmenés jusqu'à notre logement temporaire, une suite de résidence hôtelière (très classe, d'ailleurs) située sur la 3ème avenue SW (j'ai découvert ensuite qu'il y avait plein d'avenues SW, chacune avec un chiffre différent devant, les Nord-Américains manquent curieusement d'imagination pour les noms de rues !)

Et c'est ainsi que nous avons passé notre première nuit à Calgary. Puisqu'on est dans le centre d'affaires, j'ai pu constater que les bureaux des immeubles autour de nous restaient allumés toute la nuit, ce qui a l'avantage de rendre la ville très lumineuse, ok, mais bonjour l'économie d'énergie (remarque qu'avec le pétrole 800 km plus haut ils ne sont plus à ça près...) !