jeudi 15 juillet 2010

Ma tenue de travail du Stampede

Je ne sais pas si j'ai déjà mentionné que pendant le Stampede, il est d'usage de s'habiller en cow-boy pour aller travailler. Ca peut paraître difficile à croire mais beaucoup d'employés jouent le jeu, à tel point qu'on peut se sentir stupide si on est habillé normalement. J'ai donc mis mon grain de sel dans cette amusante tradition et voici donc comment j'étais habillée aujourd'hui pour aller travailler :

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dimanche 11 juillet 2010

Le rodéo du Stampede

Yahoo ! Le Stampede est revenu à Calgary ! 10 jours dans l'ambiance de l'Ouest. J'en avais déjà parlé l'an dernier puisque j'avais écrit un billet sur la parade et un autre sur l'Evening Show. Cette année, j'ai pu cette fois aller au rodéo ! Encore une autre expérience très intéressante !

Mais d'abord qu'est-ce qu'un rodéo ? Il s'agit tout simplement d'un sport inspiré des activités des cow-boys dans les ranchs. Il n'y a en réalité pas un rodéo mais plusieurs puisque le rodéo est constitué de plusieurs épreuves. Les épreuves varient d'un rodéo à l'autre mais les 6 épreuves principales du rodéo du Stampede restent les suivantes :

- Le Saddle Bronc : le participant doit tenir le plus longtemps possible sur un cheval qui rue. On aura comprimé les flancs du cheval à l'aide d'une sangle dans le but de l'exciter. (Contrairement à une croyance populaire, les testicules ne sont pas compressés !) Le but est d'arriver à tenir 8 secondes en ne se tenant au cheval qu'avec une seule main. Il est interdit de toucher le cheval ou quoi que ce soit avec l'autre main qui reste toujours en l'air ou de déchausser un étrier. Ensuite, on attribue une note au cavalier ainsi qu'une note à la puissance de ruade du cheval (certains chevaux se cabrant moins violemment que d'autres) dans le but d'estimer une note finale.

- Le Bareback : similaire en apparence au Saddle Bronc, si ce n'est que dans cette épreuve le cheval n'est pas sellé et le cow-boy n'a qu'une sangle munie d'une poignée pour se tenir. Les règles de base sont les mêmes que pour le Saddle Bronc : 8 secondes en ne se tenant qu'avec une seule main.

- Le Steer Wrestling : lors de cette épreuve, le cow-boy doit sauter d'un cheval, attraper un veau par les cornes et le retourner, le tout le plus rapidement possible. Cette épreuve est dangereuse à la fois pour le cow-boy (qui risque de tomber la tête la première en sautant du cheval) et pour l'animal (un veau est décédé l'an dernier lors de cette épreuve).

- Le Tie Down Roping : il s'agit de l'épreuve la plus technique du rodéo. Un cow-boy monté sur un cheval doit attraper un veau au lasso, puis descendre de son cheval et aller lui ficeler trois pattes, le tout dans le délai le plus court possible. La rapidité avec laquelle cette épreuve est effectuée est parfois impressionnante.

- Le Ladies Barrel Racing : c'est la seule épreuve féminine ! Montées à cheval, les cow-girls doivent faire le tour de trois tonneaux disposés en forme de trèfle qu'elles peuvent toucher ou bouger, mais pas renverser, cela le plus rapidement possible.

- Le Bullriding : L'épreuve la plus dangereuse du rodéo (et sans doute la plus appréciée) ! C'est le même principe que le Saddle Bronc et le Bareback, la (grande) différence étant que l'animal que doit monter le cow-boy n'est pas un cheval mais un taureau. Lors de cette épreuve, les cow-boys portent souvent des casques pour se protéger et un clown (oui, un clown !) est présent pour protéger la sortie du cavalier lorsque le taureau l'a éjecté. Comme pour les épreuves à cheval, le but est de rester au moins 8 secondes sur le taureau en ruade, et ce sans le toucher de sa main libre.

- Le Wild Pony Racing : Mon épreuve préférée ! C'est en réalité une épreuve à part, qui ne rentre pas dans les 6 épreuves principales du rodéo du Stampede. Des enfants de 8 à 12 ans doivent attraper un poney sauvage et s'y agripper assez longtemps pour que l'un d'entre eux puisse le monter pendant une certaine durée. C'est trop mignon et amusant à regarder !

Le rodéo du Stampede est un vrai tournoi où concourent des champions venant de diverses régions du monde (surtout des Etats-Unis et du Canada). La compétition dure 10 jours mais chaque journée est un tournoi individuel puisque les gagnants de chaque jour remportent 10 000 dollars chacun. A la fin du Stampede, le grand gagnant de chaque épreuve remporte 100 000 dollars ainsi que le titre de champion du Stampede.

Voici quelques vidéos de certaines des épreuves :

Le Ladies Barrel Racing


Le Tie Down Roping (un extrait)

Et pour plus d'informations, voici un lien vers le site du Stampede !

dimanche 13 juin 2010

La politesse canadienne

Je me rends compte que je ne fais pas assez de billets (déjà, pas assez de billets tout court !) pour parler des différences culturelles entre le Canada et la France.

En matière de politesse, par exemple, je remarque certaines habitudes canadiennes qui changent complètement de mon mode de vie en France.

Ainsi, les gens ne se font pas la bise ici. La bise n'existe tout simplement pas, ou alors c'est seulement pour se donner un air d'Européen... Quand on rencontre quelqu'un pour la première fois, on lui serre la main en disant "nice to meet you". D'ailleurs, je suis surprise par la fréquence à laquelle les gens se présentent et se serrent la main ici. Même dans mon cours de danse, une fille peut me tendre la main en me disant son nom. Je constate une chose : les gens se présentent (disent leur nom) beaucoup plus spontanément qu'ils ne le font en France. En France, on peut avoir de longues et profondes conversations avec une personne sans qu'à aucun moment l'un des protagonistes ne daigne dire comment il s'appelle. Oui, en France, ça fait un peu puéril de dire "au fait, je m'appelle...", pas vrai ?

Après la première présentation, on ne va pas serrer la main de la personne tous les jours. On se contentera de saluts verbaux sans aucun type d'effusion physique. Par contre, quand on sait qu'on ne va pas revoir quelqu'un pendant longtemps, on lui fait un "hug" (quand on prend la personne dans les bras) mais il faut déjà assez bien la connaître pour ça.

Ici, le matin, lorsque l'on arrive au travail, on se dit "good morning" ou juste "morning". Le "hello" ou "hi" arrive un peu plus tard dans la journée. Il est aussi (étrangement) très courant de ne rien dire : juste se pointer, passer dans le couloir, s'asseoir à son bureau... sans ne rien dire à personne ! Oui, il y a des gens qui font ça, et cela ne choque pas trop. Pareil quand on s'en va le soir : beaucoup de gens s'éclipsent sans dire "au-revoir" et ça paraît normal.

Une autre habitude que je trouve amusante est de dire "good night" le soir en partant du boulot, même si on quitte le travail vers... 16h00 ! Je ne sais pas vous mais moi je pensais que "good night" voulait dire "bonne nuit" et les gens disent ça même lorsqu'ils partent en avance (vers 15h00), comme s'ils allaient se coucher ! Un "good evening" me paraîtrait plus logique mais je l'entends rarement ici.

Ce qui est beaucoup plus courant que de dire "bonjour", c'est de demander aux gens comment ils vont, même aux gens que l'on ne connaît pas du tout. Quand j'entre dans un magasin, il m'arrive souvent qu'on me dise "how are you ?" en se passant complètement du "hello" préliminaire. Il existe de nombreuses variantes aux "how are you" : "how is it going ?", "how are you doing"... Parfois ils le disent tellement vite que j'ai du mal à être sûre que c'est bien ce qu'on me demande... La réponse classique à cette question est "pretty good, yourself ?" (également énoncé très rapidement). Moi je réponds plutôt un très court "good" ou "okay" et je ne pose toujours la question qu'aux gens que je connais : c'est vrai, disons-le franchement, je suis bien française et je n'en ai donc rien à faire de savoir comment va le caissier de Safeway !

vendredi 28 mai 2010

Week-end à San Francisco

Le week-end dernier, nous avons pris 4 jours de vacances pour nous envoler vers San Francisco. J'avais déjà vu cette ville mais ma dernière visite étant très courte et datant de 10 ans, j'avais quasiment tout à découvrir ou à redécouvrir.

San Francisco se situe au Nord de la Californie, au bord de l'océan Pacifique. Bien que ce soit une ville californienne, elle n'est absolument pas connue pour la douceur de son climat. Malgré tout, nous avons eu droit à du ciel bleu pendant tout le séjour... mais aussi à beaucoup de vent, ce qui a l'inconvénient de rafraîchir la température...

Et voici un petit récit en images...

CHINATOWN

On parle beaucoup du Chinatown de New-York et pourtant le Chinatown de San Francisco est le plus vaste Chinatown en dehors d'Asie et ce serait aussi le plus ancien d'Amérique du Nord. C'est donc un quartier de San Francisco très visité. C'est super pour le shopping surtout si on aime marchander avec les Chinois...

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L'entrée du quartier

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Dans le quartier

CABLE CARS

San Francisco est très connue pour ses "cable cars", ou tramways à traction par cable. La ville reposant sur plusieurs collines, les rues sont bien souvent très pentues. Voilà pourquoi un certain Andrew Smith Hallidie a eu l'idée de concevoir ce système en 1873. Si plusieurs lignes de ce type ont été créées (y compris à Paris) au XIXème siècle, le système de San Francisco est l'un des derniers à être encore opérationnels en permanence aujourd'hui.

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L'une d'entre elles

LA COIT TOWER

La Coit Tower est l'un des symboles de San Francisco. Avant que les esprits mal tournés ne s'expriment, le nom de la tour vient de la personne qui a financé sa construction, Lillie Hitchcock Coit. Haute de 64 mètres, la tour a été inaugurée en 1933. En payant 5 dollars (4 euros), on peut monter au sommet et admirer la vue.

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La tour. La statue qui est devant représente Christophe Colomb.

FISHERMAN'S WHARF

Fisherman's Wharf est l'ancien quartier des pêcheurs de San Francisco. Ce quartier a la réputation d'être un peu trop touristique mais moi je l'ai trouvé assez sympa. On y trouve de nombreux restaurants de poisson et fruits de mer ainsi que des musées et autres vestiges historiques.

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Une vue du quartier

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Pier 39, un ponton très touristique

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Les otaries du Pier 39 qui viennent se prélasser au soleil

ALCATRAZ

Depuis le front de mer de San Francisco, on peut prendre le bateau pour aller sur l'île d'Alcatraz. Cette île est surtout connue pour sa prison de haute sécurité fédérale qui a fonctionné de 1934 à 1963. Désormais, l'île n'est rien d'autre qu'un site historique situé dans le parc national le "Golden Gate National Recreation Area". Elle est aussi connue pour ses nombreux oiseaux.

Nous avons pu visiter l'île en fin de journée (visite très spéciale pour laquelle il faut souvent réserver à l'avance) et nous avons pu découvrir en détail l'histoire de l'île, de la prison, de ses prisonniers et de leurs tentatives d'évasion... L'île elle-même est très jolie et très agréable, ce qui contraste fortement avec l'ancien pénitencier dont l'intérieur est plutôt glauque...

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Vue sur l'île depuis le bateau

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Nous avons pu remarquer beaucoup d'oiseaux sur l'île d'Alcatraz. Eux n'ont jamais eu de problème à s'envoler, ha ha !

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Les cellules des prisonniers. Nous avons eu droit à une visite audioguide très intéressante sur les conditions d'emprisonnement de l'époque ainsi que sur les tentatives d'évasion, échouées et plus ou moins réussies (certains prisonniers, n'ayant jamais été retrouvés, ont été présumés noyés) : la plus mystérieuse est celle qui a inspiré le film "L'évadé d'Alcatraz" avec Clint Eastwood.

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On avait une belle vue sur San Francisco depuis cet île... Malheureusement, les prisonniers n'en profitaient pas trop depuis leurs cellules mais les gardiens, si !

PROMENADE A VELO LE LONG DE L'OCEAN

C'est une attraction touristique très à la mode à San Francisco : louer un vélo à la journée pour se promener le long du front de mer, traverser le Golden Gate, aller jusqu'à Sausalito (un charmant village situé à quelques kilomètres de San Francisco) et revenir... en ferry ! En bons touristes, nous nous sommes laissé tenter par l'idée. C'est plutôt un bon moyen de locomotion puisqu'il permet de voir pas mal de choses en une journée de façon pratique. La location du vélo coûte 32 dollars (26 euros) pour la journée et le casque est inclus.

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Le long du front de mer, à l'approche du Golden Gate.

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Sur le Golden Gate. (Par contre, pour le vélo ce n'était pas très pratique vu le monde qu'il y avait)

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A Sausalito. Une mignonne petite ville qui m'a étrangement rappelé la Côte d'Azur.

ALAMO SQUARE

Alamo Square est un jardin public connu essentiellement pour les belles maisons de type victorien qui l'entourent (d'ailleurs, l'architecture victorienne est très présente à San Francisco).

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Une vue sur les fameuses "Painted ladies" depuis le jardin

LE CITY HALL

L'hôtel de ville de San Francisco est connu pour son architecture de style Beaux-Arts. Son dôme serait le cinquième plus grand du monde. Il remplace l'ancien hotel de ville qui a été détruit pendant le célèbre tremblement de terre de 1906.

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Le City Hall

CAFE BEANS

Une recommandation de type culinaire. pour finir. Nous avons déniché ce charmant café néerlandais dans le quartier de notre hôtel. Très sympa, on y sert de très bonnes crêpes appelées "dutch pancakes" ainsi qu'une rafraîchissante limonade à la fraise. Nous y sommes allés deux fois pour prendre notre petit déjeuner. Voici le lien vers leur site.

mercredi 28 avril 2010

Edmonton Episode III : le Fantasyland Hotel

Après être allés une première fois à Edmonton pour découvrir la ville, en particulier son mall géant, une deuxième fois pour profiter du parc aquatique situé dans le mall, nous y sommes retournés une troisième fois pour profiter du Fantasyland Hotel.

Le Fantasyland Hotel est un hôtel haut de gamme situé au sein du West Edmonton Mall (très pratique pour faire les boutiques !). La particularité de cet hôtel est qu'il propose des chambres à thèmes : chambre romaine, chambre polynésienne, chambre western, chambre Hollywood, chambre camion (oui, il y a bien une "Truck room" !)... Nous avons choisi la chambre romaine, qui était située à l'étage romain (les différents thèmes étant regroupés par étage).

La chambre romaine est très agréable : on y trouve un jacuzzi (oui, dans la chambre même !) alimenté par une statue romaine, des piliers de (faux) marbre, un lit tout rond et des miroirs partout : l'idéal pour qui aime s'admirer dans la glace !

Bien entendu, le séjour dans cette chambre n'est pas donné donné, voilà pourquoi il nous a fallu une occasion très spéciale pour nous y rendre.

Et voici les quelques photos :

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Le monsieur dans le jacuzzi vide

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Moi devant la statue du jacuzzi

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Le jacuzzi plein ! (Et c'est qu'il en a mis du temps à se remplir !)

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Sur le lit romain : sympa, les glaces au plafond !

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L'étage Hollywood de l'hôtel

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L'étage Polynésie

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L'étage Western

Le lendemain, j'ai décidé de pousser le délire de l'occasion spéciale jusqu'au bout en allant rebondir sur un trampoline. En effet, l'une des attractions du West Edmonton Mall sont des trampolines sur lesquels on peut sauter tenu par un harnais. Cette attraction a beaucoup de succès... auprès des enfants ! Ceci dit, comme il n'y a qu'une limite de poids, pas de limite d'âge, j'ai décidé de m'y essayer car ça avait l'air trop rigolo ! Pour 10 dollars (7 euros) les 5 minutes, ça vaut le coup de le faire une fois ! Bon, ceci dit, je n'aurais pas fait 5 minutes de plus car, disons-le franchement , je n'ai plus trop l'âge et mon estomac non plus !

Et une photo pour finir :


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mercredi 7 avril 2010

Week-end à Fernie

Vendredi dernier, nous sommes allés à Fernie pour le week-end de Pâques.

Fernie est une station de sports d'hiver des Rocheuses située en Colombie-Britannique, à la frontière de l'Alberta. Beaucoup d'Albertains, notamment des Calgariens, y vont régulièrement pour skier.

Fernie est à environ 3 heures de route de Calgary : on en profite donc mieux lors d'un week-end de 3 jours !

Crowsnest Pass, les mines de charbon

La route vers Fernie permet de passer par Crowsnest Pass (Col du Nid du Corbeau en français), une vallée formée de plusieurs communes qui sont d'anciennes villes minières : la vallée était autrefois un secteur de mines de charbon et de production de coke.

Voici quelques photos :

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Le mémorial de Hillcrest. La pire catastrophe minière de l'histoire du Canada est survenue dans cette commune. Ce monument rend hommage aux 189 hommes qui y sont morts en 1914 suite à une explosion minière.

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Les ruines de la houillère Leitch Collieries (la compagnie de charbon de l'époque).

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Frank Slide : les vestiges d'un glissement rocheux survenu en 1903 et qui a fait au moins 70 morts. Ce lieu est très visité dans le coin et on y trouve même un musée qui retrace son histoire.

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La voie de chemin de fer, construite principalement à l'époque pour le travail des mines.

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Le "big truck" (gros camion) de Sparwood (ville située juste avant Fernie) : ce serait le plus gros camion du monde !

La ville de Fernie et la station

Fernie est une station de ski très sympa, relativement grande. Nous avions la chance d'être à l'hôtel Wolf's den lodge, un hôtel très simple, bon marché et qui a l'avantage de donner directement sur les pistes. Par contre, nous n'avons pas beaucoup skié car le temps n'était pas idéal : nous avons eu droit, le jour où nous avons voulu tester les pistes, à de la neige assez grêleuse... Pas top comme conditions (la neige était très bonne cependant !).

La ville de Fernie elle-même n'est pas très jolie mais on y trouve quand même quelques bars et restos sympa. Ainsi, nous sommes allés au Curry Bowl, un restaurant asiatique qu'on nous avait conseillé et qui n'était pas mal du tout. Par contre, le soir du vendredi saint (Good Friday) qui est férié ici, très peu d'établissements étaient ouverts (heureusement, le cinéma l'était, ouf !).

Voici les photos :

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La station

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Les pistes

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La ville de Fernie

lundi 22 mars 2010

Excursion à Canmore

Voici quelques photos prises lors de notre excursion dans la région de Canmore, à moins d'une heure de Calgary, il y a... trois semaines ! (Oui, je sais, je prends un peu trop mon temps pour mettre à jour mon blog).

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Dans la ville de Canmore

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Un joli paysage

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Un autre joli paysage

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Moi

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Lui

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Des mouflons pris sur le chemin du retour (sans doute des petits et/ou femelles à en juger par la taille des cornes)

lundi 1 mars 2010

Go, Canada, go !

Comme vous l'avez sans doute suivi, les Jeux Olympiques de Vancouver se sont clôturés hier (dimanche 28). La compétition s'est achevée très brillamment pour les Canadiens puisque, hormis le fait qu'ils se retrouvent désormais en tête du tableau des médailles d'or, l'équipe de hockey du Canada a remporté le match final contre les USA, très important sur le continent.

C'est durant les prolongations que le Canada a marqué le but de la victoire, immédiatement suivi par une immense ovation nationale. Je vous laisse juger de l'ambiance qui régnait dans les rues du pays par cette vidéo prise (par moi-même) sur la 17ème avenue dans les minutes qui ont suivi le match :



J'ai constaté qu'il y avait beaucoup plus d'ambiance que pour le réveillon du nouvel an !

Ski à Lake Louise

Voici quelques photos de notre dernier dimanche au ski il y a 8 jours :

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Il faisait beau, la neige était bonne... Que demander de plus ?

lundi 22 février 2010

Deuxième week-end à Edmonton

Je connaissais déjà Edmonton où j’étais allée l’an dernier, comme je l’avais raconté sur ce billet. Eh bien, cette année, nous avons décidé d’y retourner ! Avec l’intention d’en profiter encore plus.

C'est pendant le week-end de la Saint-Valentin (qui était aussi un week-end de 3 jours grâce au Family Day) que nous avons fait les 3 heures de route qui séparent Calgary d’Edmonton.

Samedi

Arrivés dans l’après-midi, nous déposons nos bagages dans notre hôtel réservé près de West Edmonton Mall et nous partons directement flâner dans le centre commercial. Nous en profitons pour avoir un aperçu du show d’otaries acrobates-danseuses dont j’ai pu vous filmer un échantillon :

Le soir, direction le centre-ville pour manger. Nous optons pour le restaurant créole Louisiana Purchase (conseillé par un collègue), que je recommanderais à quiconque recherche un resto à Edmonton : la nourriture était bonne et le service très sympathique.

Dimanche

Direction le… Waterpark ! Yeeaaahhhh ! Cette année, plutôt que d’admirer ce grand centre aquatique intérieur de derrière une vitre, nous avons souhaité nous aussi en profiter et nous la jouer « c’est l’été » en plein hiver !

L’entrée du Waterpark du West Edmonton Mall coûte 32 dollars (22.5 euros), sachant qu’il faut prévoir en plus 7 dollars (5 euros) pour louer un casier à la journée. Cependant, notre hôtel (comme beaucoup d’autres à Edmonton) proposait des entrées au parc à un tarif avantageux pour deux nuits passés dans leur établissement.

Le Waterpark est un parc aquatique très complet et sympa. Il fait plus chaud qu’à l’extérieur (heureusement !) et on peut donc se promener en maillot de bain au sein du parc mais la température n'est pas non plus tropicale et on a facilement froid lorsque l’on sort de l'eau.

Le Waterpark comporte 13 toboggans classés en 4 catégories de niveaux (beginner, intermediate, advanced et extreme) ainsi que quelques jacuzzis, espaces de jeux pour les enfants et surtout une tour de saut à l’élastique ! Oui, on peut sauter à l’élastique juste au-dessus de la piscine à vagues (ce que nous n’avons pas fait).

Voici les quelques photos :

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Les transats devant la piscine à vagues (on voit également la tour de saut à l'élastique) : on pourrait se croire en plein été !


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Le toboggan Howler (niveau Intermediate)


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Deux attractions classées « extreme » : le Sky Screamer (rouge) et le Nessie’s Revenge (violet). Je n’ai fait aucune des deux et je précise que je n’ai pas vu grand monde les faire non plus !


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Le Sun Runner (jaune) et les Raging Rapids (bleu) : deux toboggans à bouées.


Et en prime une vidéo du monsieur en train de faire le Tropical Typhoon, une attraction classée « extreme » dont le principe est celui de la chasse d’eau (mais après moult hésitations, je l’ai faite aussi et ça n’était pas si terrible !) :

Après le parc aquatique, encore un peu de shopping. Le soir, nous dînons au Jungle Jim’s, le même restaurant que l’an dernier, pour notre repas de Saint-Valentin.

Après le repas, nous allons au Putt’n Glow, une attraction du mall qui est en fait un minigolf… dans le noir ! Les pistes sont éclairées par une lumière noire qui rend le décor phosphorescent et très coloré. Une ambiance sympa pour jouer au minigolf ! (Désolée, je ne mets pas de photos car elles ne rendent pas du tout).

Lundi

Assez du mall. Direction le centre-ville. Nous nous arrêtons au Muttart Conservatory, le jardin des plantes d’Edmonton, pour prendre des photos des 4 pyramides : chacune d’elles est censée correspondre à un climat différent (tropical, etc).

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Et à côté du Muttart Conservatory, j’ai eu la surprise de trouver une mini-station de ski : le ski-club d’Edmonton a réussi à installer des pistes et des remontées mécaniques en pleine ville (plate) pour que ses élèves puissent s’entraîner, comme on le voit sur la photo :

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Et enfin, nous sommes allés manger un brunch sur Whyte Avenue, ou l’équivalent de la 17ème avenue de Calgary, c’est-à-dire le quartier artiste-bohème-branché d’Edmonton.

En résumé, ce fut un week-end très complet et très sympa !

dimanche 7 février 2010

Les nouvelles de février

Voici un petit point sur ma vie au Canada pour mon deuxième mois de février.

Le temps...

Il ne fait pas très froid. L'hiver est hors compétition en comparaison à celui de l'an dernier. Nous n'avons eu que quelques journées à -20°C/-30°C en décembre et maintenant les températures ne descendent guère plus bas que -10°C. Bon, faut-il s'en plaindre ? J'aurais aimé une expérience canadienne un peu plus exotique quand même et mon long manteau en plumes d'oie commence à prendre la poussière dans le placard de l'entrée...

Mon travail

Comme je n'ai pas fait de billet exprès pour en parler, j'annonce pour ceux qui ne seraient pas au courant que je travaille à la ville de Calgary depuis le 26 août dernier. Oui, cela fait donc plus de 5 mois que j'ai quitté un emploi de "contractor" à mi-temps pour occuper un "vrai" emploi à plein temps pour le gouvernement. Pas complètement "vrai" puisque c'est un contrat temporaire de 6 mois qui sera (j'espère) renouvelé le mois prochain pour 6 autres mois, et ainsi de suite. Ce type de contrat semble avoir beaucoup de succès à la ville de Calgary : certains salariés resteraient en contrat temporaire pendant des années...

Je travaille au sein du département "Customer Service & Communications" de la ville, et plus précisément au sein du sous-département "Customer Marketing & Communications" de ce département, et encore plus précisément au sein du groupe "Corporate Web Services" de ce sous-département (oui, il y a beaucoup d'échelons à la ville de Calgary...) qui, comme son nom l'indique, est spécialisé dans les projets Web. En réalité, il y a d'autres départements et personnes qui s'occupent des sites Internet/Intranet de la ville, d'ailleurs j'ai un peu du mal à comprendre exactement qui fait quoi et comment, c'est l'inconvénient de travailler dans une si grosse structure. Je fais toujours du développement/graphisme Web mais l'organisation au sein de la ville rend le travail assez différent de mes précédents emplois, surtout en ce qui concerne la souplesse et la rapidité des procédures (il ne faut pas être trop pressé quand on a besoin d'un nouveau logiciel par exemple).

Bien que je sois en contrat de 6 mois, je suis une "vraie" salariée puisque j'ai un salaire régulier toutes les deux semaines et que je paie des charges. Je cotise donc à la retraite, etc, et j'ai même une mutuelle. Je paie des impôts directement à la source (sur ma fiche de paie) alors qu'il faut encore que je paie ceux des mes emplois de "contractor". Je travaille 35 heures par semaine pour un salaire franchement plus élevé que celui de mon emploi en France. Cependant, j'ai moins d'avantages sociaux (si je voulais passer ma retraite au Canada, il faudrait que je cotise à un fond privé par exemple) et surtout... beaucoup moins de vacances !

Il faut savoir également que les Canadiens commencent et finissent le travail très tôt. Ainsi, j'arrive au boulot vers 08h00 et je repars le "soir" vers 16h00 ou 16h30, en fonction de la durée de ma pause déjeuner. Si je décide de rester travailler jusqu'à 17h00, je me retrouve à travailler dans un bureau vide avec l'agent d'entretien qui vient passer l'aspirateur à côté de moi... Oui, 17h00 est considérée comme une heure tardive pour finir le boulot ici. L'avantage pour les Canadiens est qu'ils peuvent rentrer tôt chez eux et profiter de leur famille, s'occuper de leurs enfants, etc. Mais quand on n'a pas d'enfants et qu'on rentre chez soi avant 17h00, les soirées peuvent paraître très longues. D'où l'intérêt d'avoir des activités extra-professionnelles, voir ci-dessous.

Mes activités

Elles sont plus nombreuses qu'en France car, forcément, j'ai plus de temps.

Ce trimestre, je fais de la danse moderne, du patin à glace (troisième session de cours depuis que je suis au Canada) et du bénévolat dans deux associations différentes.

Le bénévolat s'effectue de façon bi-mensuelle, c'est-à-dire qu'une semaine je vais dans une association, l'autre semaine dans l'autre. Cela permet de varier un peu les plaisirs. La première association, pour laquelle je travaille depuis plusieurs trimestres, est un centre de soutien pour femmes enceintes. Malheureusement, les clients sont peu nombreux, ce qui rend les soirées de bénévolat très longues. L'autre association, pour laquelle je travaille depuis un mois seulement, est un refuge pour familles sans-abri et j'y vais pour jouer avec les enfants : c'est beaucoup plus actif que ce que je fais pour la première association.

Ces activités ont le mérite de m'occuper 3 soirs par semaine. Restent les activités du week-end : shopping, promenades, entraînement de patin, ski (s'il ne fait pas trop froid et que je ne suis pas malade comme ce week-end) et visites. Le week-end prochain étant un week-end de 3 jours, nous allons en profiter pour retourner à Edmonton. A part ça, nos projets de week-ends jusqu'en mars restent essentiellement liés aux sports d'hiver, qui reste quand même l'activité reine de l'hiver canadien.

mardi 26 janvier 2010

Le vin de glace

J'ai eu récemment l'occasion de goûter à cette formidable spécialité culinaire canadienne qu'est le vin de glace.

Bon, en réalité, le vin de glace fut à l'origine inventé en Europe, plus précisément en Allemagne, et ce vers la fin du XVIIIème. Mais il est facilement devenu une spécialité canadienne (le premier vin de glace du Canada ayant été produit en 1973) puisque, comme son nom l'indique, la production de ce vin nécessite un environnement froid.

En effet, le vin de glace (ou "ice wine" en anglais) est produit à partir de raisins vendangés gelés. La température doit descendre en-dessous de -8°C avant que l'on puisse le presser. Le gel du raisin résulte en une importante concentration de sucre, ce qui donne ensuite au vin un goût sucré particulier (et délicieux !). Voilà pourquoi les vins de glace les plus réputés se produisent au Canada, en Autriche et en Allemagne.

Personnellement, je n'avais jamais goûté de vin de glace avant mon arrivée au Canada. Après avoir entendu du grand bien de ce type de vin, j'ai décidé de tenter une dégustation. Il y a quand même un gros bémol à la consommation du vin de glace : c'est un produit cher. En effet, le coût de fabrication du vin de glace est très élevé, la perte de jus en cours de production étant beaucoup plus importante que pour un vin classique.

J'ai choisi de tenter un vin du vignoble réputé Inniskilin venant de la péninsule du Niagara, région très connue pour ses vins de glace. Pour ne pas prendre de risque, j'ai opté pour la petite fiole à 50 ml qui coûtait un peu plus de 8 dollars canadiens (un peu plus de 5 euros), sachant que la "grande" bouteille de 375 ml coûte plus de 50 dollars (33 euros) et je confirme que ce n'est pas la marque la plus chère ! En réalité, c'est un vin qui se consomme comme une liqueur, c'est-à-dire par petites quantités, sauf que contrairement à une liqueur, le degré d'alcool est de moins de 10% !

Ma fiole a été expédiée en quelques gorgées. Il faudra que j'investisse dans une plus grande bouteille car c'est trop bon : la saveur est indescriptible. Pour qui aime les vins un peu sucrés, je vous le conseille.

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lundi 18 janvier 2010

J'ai vu la flamme olympique !

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, les Jeux Olympiques d'hiver se passent à Vancouver cette année, soit à seulement une dizaine d'heures de route de chez moi ! Même s'il n'est pas prévu que j'aille y assister, la flamme olympique, elle, est passée à Calgary ! Normal, il fallait qu'elle traverse le Canada et il s'est trouvé que Calgary était sur son chemin. Même si les gens ici ne semblent pas être particulièrement investis dans les JO, la flamme olympique a quand même causé un peu de remous : plusieurs jours de festivités auxquels ont participé une trentaine d'anciens champions olympiques et 20 000 personnes en liesse qui ont accueilli hier soir l'arrivée de la flamme à Olympic Plaza après qu'elle ait fait le tour de la ville. J'ai eu un coup de chance, en sortant de mon cours de danse moderne, de passer sur la 17ème avenue au moment où la flamme passait par là ! Ce qui fait que j'ai pu la voir, la suivre et assister à deux relais différents ! Que d'émotions ! Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir une torche olmypique se balader dans la rue, pas vrai ?

Et voici une vidéo prise le matin (je n'y étais pas), bien représentative de l'ambiance calgarienne pendant la journée d'hier :

jeudi 24 décembre 2009

Billet de France

Yep ! Cela fait 4 jours que je suis de retour dans mon pays. Il fallait bien que je m'envole pour aller passer noël avec ma famille et voir mes nouveaux neveu/nièce.

Après un long voyage (attente d'une dizaine d'heures à l'aéroport de Frankfort due aux intempéries et à la désorganisation de la compagnie, sans compter le fait que je n'ai toujours pas... mes bagages, eh oui !), je suis finalement arrivée à Nice... sous la pluie.

La première chose qui m'a frappée en sortant de l'aéroport est l'humidité de l'air. Même s'il ne faisait pas si froid que ça, j'ai tout de suite trouvé le froid beaucoup plus cinglant qu'à Calgary, où les températures étaient d'ailleurs très supportables au moment de mon départ ! Et je précise que depuis 4 jours, peu importe où je suis en France, il pleut, il pleut bergère !

Et puisque je suis maintenant en Haute-Savoie, j'en ai profité pour me faire ma première raclette depuis un an. La preuve en images :

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Et voici d'autres délices de la gastronomie française :

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J'adooooore les escargots...

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Hmmm... Les quenelles de brochet. Ca, pas moyen d'en trouver au Canada !

jeudi 17 décembre 2009

Le retour de l'hiver

Etant donné qu'il est revenu il y a déjà quelques semaines, je me suis dit qu'il fallait peut-être que j'en parle.

Oui, l'hiver est bien là. Après un automne anormalement long (paraît-il), nous avons eu droit, dès la deuxième semaine de décembre, à une chute soudaine des températures accompagnée d'importantes chutes de neige.

Les températures sont descendues jusqu'à -32°C et même plus bas si on tient compte du windchill, ou vent froid ( j'avoue d'ailleurs que j'ai l'habitude de retenir la température hors windchill et que je suis perturbée par les gens qui retiennent la température windchill et qui me surprennent à dire qu'il fait -30°C alors que j'ai vu à la météo qu'il ne faisait "que" -25°C...).

Qui dit hiver dit retour des écharpes/cache-nez, des gants (bien enfoncés dans les poches sinon c'est foutu), du gros manteau en plumes d'oie, etc. Retour aussi d'une certaine organisation : rajout ou enlèvement de couches selon si on est à l'intérieur ou l'extérieur, besoin d'une deuxième paire de chaussures pour le bureau car je n'aime pas me promener dans le building municipal avec mes bottes de neige, etc.

Et attention à bien regarder la météo TOUS LES MATINS car on a très souvent des surprises. Comme cette semaine où les températures sont remontées jusqu'à +4°C aujourd'hui (wow) ! Ca change tout en terme d'habillage !

Sont également revenues mes plaintes permanentes contre le chauffage de chez moi qui soit ne marche pas du tout, soit marche mal, soit fait beaucoup de bruit ce qui fait qu'on doit le baisser et avoir encore plus froid...

Sont revenues également mes craquelures sur les mains car, je le rappelle, l'air est EXTREMEMENT sec à Calgary, donc vivent les pommades et autres lotions hydratantes !

Et ma tenue de bibendum n'a guère changé depuis l'an dernier, la preuve par l'image :

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jeudi 10 décembre 2009

Un autre anniversaire...

Hier était bien un anniversaire, et pas n'importe lequel...

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Eh oui, 9 ans après, monsieur tire toujours autant la tronche sur les photos, on ne se refait pas !

vendredi 4 décembre 2009

Joyeux anniversaire !!!

Oui, car aujourd'hui cela fait tout juste un an que je suis arrivée au Canada. Un an que j'ai débarqué à l'aéroport de Calgary avec mes deux valises de 23 kilos chacune et ma paire de skis.

Il y a un an, ma préoccupation principale était de savoir si j'allais trouver un boulot et si j'allais survivre le rude hiver canadien dont tout le monde m'avait parlé : "Tu vas au Cananada ??? Tu vas avoir froid l'hiver !", "Tu te rends compte ? Il fait -30 degrés l'hiver !".

Il y a un an, j'avais pris toutes les précautions nécessaires pour survivre dans le grand froid au sortir de l'aéroport. Résultat : ils ont annoncé une température extérieure de très précisément 7 °C au moment de l'aterrissage et c'est là que je me suis dit : "Zut alors ! Tu parles d'une aventure !".

Il y a un an, je ne savais donc pas ce que c'était que de marcher sous -20°C ou -30°C et finalement ce n'est pas si horrible que ça puisque j'ai survécu.

Il y a un an, je ne savais pas qu'en fait je galérerais à trouver un boulot parce que j'arrivais en plaine récession. Oui, il y a un an, j'étais très optimiste car j'avais lu quelque part que le chômage à Calgary était à environ 3% (ce qui était sans doute encore le cas quelques mois avant que j'arrive).

Il y a un an, je ne savais pas non plus que je finirais (au bout de 8 mois) par trouver un super boulot a la ville de Calgary après plusieurs contrats précaires (ceci dit, mon emploi actuel est précaire aussi dans le sens où ce n'est pas un CDI).

En un an, j'ai eu trois emplois différents.

En un an, j'ai fait du bénévolat pour plusieurs associations différentes sachant que je n'en avais jamais fait auparavant. Je confirme que Calgary est une super ville pour se lancer dans le bénévolat car beaucoup d'opportunités y sont offertes.

En an un, j'ai pris des cours de patin, de fitness, de danse, d'anglais et de natation.

En un an, je suis sortie de Calgary. J'ai bougé en Alberta : les rocheuses, les prairies, Edmonton, Jasper... Et plus loin puisque je suis allée jusqu'a Toronto et meme jusqu'aux Etats-Unis (Las Vegas, puis New-York).

En un an, j'ai rencontré plein de gens différents et découvert que les Canadiens étaient différents des Américains (plus réservés et peut-être un peu plus évolués) ainsi que très respectueux et polis (ceci dit, rien ne vaut un bon Français qui gueule et se plaint).

En un an, je n'ai pas vu la France.

En un an, je n'ai pas mangé de raclette.

En un an, je n'ai pas lu un album de XIII ni meme aucun album d'une "vraie" bande dessinée (d'apres ma definition).

En an un, je n'ai pas ouvert un bouquin d'Amélie Nothomb.

En un an, je ne suis pas tombée sur "Plus belle la vie" à la télé (ce qui fait partie des choses positives).

En an un, je n'ai pas déjeuné dehors en plein hiver (vive le climat niçois qui autorise le pique-nique toute l'annee !).

En un an, j'ai senti une seule fois l'odeur de la mer, ou plutot de l'océan, lorsque j'etais a New-York, et cela m'a fait bizarre.

En un an, j'ai découvert la courge spaghetti, "So you think you can dance", le rodéo, la danse bollywood, Stephen Harper, le sandwich à la dinde fraîche, les matchs de hockey sur glace, l'ours grizzli et l'Imac !

En un an, j'ai écrit 57 billets et reçu 118 commentaires !

lundi 23 novembre 2009

Le Ming

Samedi soir nous avons expérimenté l'un des bars branchés de la 17ème avenue, le Ming.

Cela faisait un moment que je souhaitais y aller car j'avais entendu et lu du plus grand bien de ce bar-lounge.

D'extérieur, le Ming semble petit et austère. En plus, le drapeau arc-en-ciel collé à l'entrée donne l'impression d'une sorte de bar gay privé et select.

Et pourtant, l'intérieur s'ouvre sur un grand espace, de nombreux sièges et une atmosphère très sympa. On a droit à une déco lumineuse rouge, logique car il s'agit d'un bar à thème communiste, comme en témoignent les portraits de Mao, Fidel Castro, etc, qui ornent les murs, accompagnés de Bouddhas (qu'on m'explique le rapport entre le communisme et le bouddhisme car je n'ai pas encore compris). Quant à la clientèle, elle n'est pas plus "gay" qu'ailleurs.

Nous nous sommes assis sous le portrait de Mao, à côté d'un charmant feu de cheminée et sur des sièges en forme de main géante (originaux mais guère confortables).

Les noms des cocktails sont ceux de personnalités connues, pas seulement communistes : Gandhi, Che Guevara, Lenin, Mother Theresa... J'ai choisi le cocktail Napoleon et le monsieur a opté pour un cocktail Mao. C'était bon quoiqu'un peu coûteux (un peu moins de $9 le cocktail). Il paraît que leurs plats ne sont pas mauvais non plus, à tester une autre fois.

En conclusion, un endroit que je recommanderais pour son originalité et son ambiance.

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dimanche 22 novembre 2009

Le Calgary Farmers' Market

Le week-end dernier (car j'ai souvent une semaine de retard pour la parution de mes billets, comme vous l'aurez constaté), nous sommes allés au Calgary Farmers' Market.

Il faut savoir que les "marchés" à proprement parler, où les producteurs viennent étaler leurs produits de saison, ne sont pas aussi populaires en Amérique du Nord qu'en Europe.

Ainsi, il est impossible de trouver en centre-ville de Calgary le type de marché que j'avais au cours Masséna d'Antibes. Bien souvent, ce que les Canadiens appellent "markets" s'avèrent être en fait de vulgaires supermarchés.

Il existe cependant à Calgary quelques marchés (ils sont peu nombreux) sur lesquels les fermiers vendent leurs fruits, légumes, viande, fromage, etc, ce qui permet d'acheter des produits locaux (moins chers qu'au Safeway où nous allons habituellement faire nos courses !).

Nous sommes allés à l'un d'eux, le Calgary Farmers' Market. Il a fallu que nous nous y rendions un week-end où nous louions une voiture car le marché se trouve à l'extérieur du centre-ville et est donc moyennement accessible.

Il s'agit d'un marché intérieur et ouvert toute l'année. On est loin de l'ambiance désordonnée et bruyante des marchés extérieurs que l'on a en France.

Nous en avons profité pour acheter du gruyère et de l'emmental à un prix raisonnable (pas facile d'en trouver ici). J'ai même constaté qu'ils vendaient du fromage à raclette, dommage que nous n'ayons pas d'appareil ! Après une visite des étalages, nous sommes repartis avec du fromage en vue de faire une fondue savoyo-canadienne, de belles pièces de boeuf et un pot de miel.

Pour en savoir plus, voici un lien vers le site du marché.

Et voici en prime quelques photos de la fondue que nous avons dégustée, miam :

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Un petit goût de Savoie de l'autre côté de l'Atlantique...

dimanche 15 novembre 2009

Fort MacLeod

Dans la foulée de notre visite du précipice à bisons (il y a une semaine), nous sommes allés à Fort Macleod qui se trouve dans la même région.

Fort Macleod est une ville historique située au Sud-Ouest de l'Alberta, à deux bonnes heures de Calgary.

Nommé en l'honneur du commissaire adjoint James Macleod, Fort Macleod fut au départ le premier poste de la police montée du Nord-Ouest en 1874. D'abord établi sur une île de la rivière Oldman, des crues annuelles obligèrent le déménagement du poste vers l'emplacement actuel en 1884.

Beaucoup de maisons et bâtiments historiques sont encore présents dans rue principale de la ville. Le style m'a fait penser à la ville reconstituée de Heritage Park.

L'attraction principale de la ville reste cependant le Fort lui-même que nous n'avons malheureusement pas pu visiter car il n'est ouvert que de mai à octobre (pas de chance, à quelques semaines près c'était bon !).

Voici tout de même quelques photos :

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Une vue de la rue principale

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Une église d'époque

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L'extérieur du Fort (à défaut d'avoir pu voir l'intérieur !)

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